Les 7 collines de Nemausus

Les 7 collines de Nemausus

Mon projet est de parcourir les 7 collines de Nîmes et d'en faire un parcours urbain. Voici le plan et la localisation des collines dans la ville et le dénivelé pour chacune d'entre elles.

Petit raccourci historique de Nîmes

 

L'origine de Nimes remonte à la plus haute antiquité et sa raison d'être fut sans doute la source abondante qui sort de terre au pied de la colline de la Tour Magne.

 

Avant l'époque romaine, alors que Nimes était la capitale arécomiques, il y a tout lieu de croire que la cité occupait les pentes des collines de la Tour Magne et de Montaury, les bords du Cadereau et, plus a. l'est, en dehors des marécages formés par les eaux de la source qui, non retenues divaguaient dans la plaine, les environs de la cathédrale actuelle où se trouvait un vieux marché celtique.

Au cours du premier siècle avant notre ère, lors de la conquête de la Narbonnaise, Nîmes se transforma et devint une grande ville après qu'Auguste l'eut élevée au rang de colonie et lui eut donné des portes et des murs. C'est à l'intérieur de ces remparts, s'étendant sur les collines environnantes et tout au loin dans la plaine, que la nouvelle cité allait se développer, s'embellir et se former si, bien| à l'image de Rome elle-même que la tradition a voulue lot site s'y prêtant, que Nimes ait eu alors ses sept collines, tout comme la ville éternelle.

 

 

 

 

  • LE PUECH FERRIER
  • L'une des sept collines, par M. IGOLEN, 1935
  • Nous donnerons comme limites au Puech Ferrier les rues Rangueil et du Crémat, à l'est, et à l'ouest, la rue de la Lampèze.
  • La rue Démians actuelle en Jalonne la crête dans toute sa longueur.
  •     Cette colline a porté successivement les noms de :
  •     Podium Crematum, en 1145 et 1185, suivant Ménard.
  •     Podium Ferre, en 1380, d'après le compoix de Nîmes.
  •     Podium Ferrarium, en 1463, suivant Ménard.
  •     Pied Ferrier, en 1671, d'après le compoix de Nimes.
  •     Puech Ferrier, sive Puech des Moulins à Vent, en 1695, suivant les archives des hospices de Nîmes.
  • C'est sur un rocher de cette colline que fut construit en 1687, le Fort ou Citadelle, que nous appelons aujourd'hui la Maison Centrale.

 

 

Le Mont Duplan 


Le nom actuel de cette colline rappelle celui de M. le Maire de Nimes, M. Duplan qui transforma cette colline nue et aride en une jolie promenade, en complète transformation actuellement. (1935)

 

Le mont Duplan a porté successivement les nom de :

Podium Judaïcum, en 1030 et en 1055, cartulaire de N.-D. de Nimes et suivant Ménard.

Podium Judeum, en 1380, compoix de Nimes.

Puech Jusieu, en 1479, la Taula del Poss. de Nîmes.

Puech Jésiou, en 1671, compoix de Nimes.

Grand Puits lors de l'établissement du cadastre en 1832

 

Le Crémat.

Nous donnerons pour limites à la colline du Crémat la rue de la Garrigue et le col de St-Luc à l'est, et, à l'ouest, la rue du Crémat et la rue Rangueil, dont le tracé général marque une légère inflexion des courbes du niveau du terrain.

Le Crémat, ainsi délimité correspond à ce qu'on appelle aujourd'hui « la Colline des Moulins » (on en compte encore trois de St-Luc à la crypte St Baudile), et à cette partie de nos anciens coteaux désignés sous le nom de « Tresfons » les trois Fontaines. C'est encore le « Mons Martyris », le mont du Martyr, en souvenir de St-Baudile qui y fut martyrisé, vers la fin du III° siècle.

Suivant la légende, la crypte actuelle, avec ses trois sources, située hors et près des murs de la ville (murs romains) marquerait le lieu même où St-Baudile fut décapité, et la rue des trois Fontaines, qui y conduit de St-Luc, le souvenir de la tête du saint qui rebondit trois fois après qu'elle eut été détachée du tronc et qui, à chaque bond fit jaillir une source.

 

La Lampèze

Nous donnerons pour limites à la Lampèze, la rue du même nom à l'est, et, à l'ouest, la rue| Ménard qui jalonne sensiblement une inflexion assez prononcée des courbes de niveau du terrain.Le chemin des Gazons actuel en jalonne la crête. 

« La Lampèze, a écrit le docteur Fortuné Mazel, le fils du docteur Elie Mazel que nous avons longuement cité, tire son nom d'un enclos, actuellement construit, lequel relevait du sacristain de la Cathédrale. Il était complanté d'oliviers et ceux-ci fournissaient l'huile destinée à l'entretien de la lampe du sanctuaire. Cette étymologie du mot « Lampèze » est historiquement exacte. (Voir la Revue du Midi, 1906, les Rues de Nimes par le Dr F. Mazel). Cette étymologie du mot « Lampèze » est encore celle du chanoine François Durand.

 

La Tour Magne

La colline de la Tour Magne s'étend de la rue Ménard jusqu'à la route d'Alès, dans sa partie nord-ouest ; elle peut être délimitée de la colline de Canteduc qui suit, par le sentier qui, du Mas Rouge descend vers le Temple de Diane ; au sud elle aboutit au Jardin de la Fontaine. 

Elle est citée dès 994 sous le nom de « Mons Excelsus » ou de « Turris Magna », d'où l'étymologie de son nom. 

La création du massif boisé qui s'étend de la Source jusqu'à la terrasse du Mas Rouge, est due à l'initiative de l'ancien préfet du Gard, M. d'Haussez et à celle de l'ancien maire de Nimes, M. Cavalier : de là vient le nom de mont d'Haussez ou de mont Cavalier donné quelquefois à la colline de la Tour Magne, ou tout au moins au massif boisé ci-dessus.

 

 

Canteduc

La colline de Canteduc est formée par l'éperon rocheux qui domine l'avenue de la Plateforme et prolonge, à partir du Mas Rouge, la terrasse supérieure du Jardin de la Fontaine. 

La partie supérieure de la rue de Combret, établie sur l'ancien rempart romain, jalonne une partie de sa crête. 

La carrière située à l'ouest du chemin de Combret et qui forme comme une falaise à l'extrémité de la colline, a été exploitée à l'époque romaine pour la construction des remparts. 

Le nom de cette colline viendrait de l'expression « lieu où chante le hibou ou petit duc ».

 

Montaury

Montaury, c'est le Mont d'Or, et la-dessus tout le monde est d'accord.

Cette colline a été successivement désignée sous les noms de la Monte Aureo, en 1080, cartulaire de N. D. de Nimes.

Podium Aureum, en 1093, suivant Ménard.In Monte Aurio, en 1114, suivant le cartulaire de N. D. de Nimes.

Mons Aureolus, en 1115, suivant les archives départementales.

Ad Montes Auri, en 1380, compoix de Nimes.

Montaury, en 1479, en 1534, en 1552, en 1671, suivant divers documents et le compoix de Nimes.

Toutes ces diverses appellations font de Montaury, le Mont d'Or, d'où l'origine de son nom actuel.

 

Le parcours :

On peut démarrer du boulevard GAMBETTA devant LA COUPOLE (alt 59m) à la tombée de la nuit pour la circulation des voitures et aussi pour la beauté des monuments !

Ce parcours fait 17 km pour 600m D+. Il visite tous les monuments de Nîmes. On surplombe quelque fois la cité (très belle vue). Il y a même une superbe monotrace au dessus d'une petite falaise pour rejoindre la Tour Magne !  

Retour en haut

Qui suis-je ?

Bienvenue sur mon site Internet ! Vous pourrez y lire tous mes comptes rendus de courses, ainsi que quelques articles sur les sujets qui me passionnent.

Bonne visite !