Les plantes de la Garrigue

Les plantes de la Garrigue

En botanique, la garrigue (de l'occitan garriga) désigne une formation végétale caractéristique des régions méditerranéennes, proche du maquis. La garrigue est au calcaire ce que le maquis est aux terrains siliceux.
En botanique, la garrigue désigne une formation végétale caractéristique des régions méditérranéennes.On trouve la garrigue sur sol calcaire, sec et filtrant. La garrigue est en général ,la dégradation de la forêt de chênes verts. La forêt de chêne vert passe ensuite par le peuplement de pins d'Alep puis la garrigue.

Le paysage des garrigues se distingue de celui des Cévennes et des plaines littorales notamment par un relief formé de vastes plateaux et collines entrecoupés de bassins et vallons. L’occupation du sol est formée d’une mosaïque de cultures et de surfaces de parcours à moutons et de taillis bas. La nature des roches et la géomorphologie induisant la nature du sol permettent d’interpréter ces différences visibles du paysage.

En effet, les montagnes cévenoles sont caractérisées par des terrains cristallins acides, formés de granites, grès et schistes, datant de l’époque ancienne du soulèvement de la chaîne Hercynienne au Carbonifère (il y a environ 300 millions d’années). Au contraire, les plaines littorales sont composées de limons, alluvions et colluvions récents. Ils ont été déposés depuis le début du quaternaire il y a 1 million d’années.

Les garrigues, elles, sont formées de roches sédimentaires carbonatées. Du temps où cette région se situait sous la grande mer Thétys (à l’ère secondaire entre 100 et 200 millions d’années), de nombreux dépôts se sont accumulés sur les fonds marins. Durant une longue période ce sont essentiellement des calcaires durs qui se sont déposés puis par la suite se sont rajoutés des dépôts de marnes (argile+calcaire).

D’un point de vue géomorphologique, les garrigues peuvent donc être définies par cet ensemble paysager formé de plateaux et collines de calcaires durs et de bassins, le tout plus ou moins structuré en mosaïque.

Le paysage des garrigues se caractérise également par une végétation particulière. Cette particularité est due notamment à des facteurs abiotiques (climat et sol) mais également des facteurs humains (déforestation, pression de pâturage...).

Une des caractéristiques de la végétation des garrigues est son adaptation à la longue sécheresse estivale du climat méditerranéen. Plusieurs types de stratégies sont développées par les plantes dites sclérophylles : une période de végétation courte, un fort développement des parties souterraines, une limitation maximale de la transpiration...

L’action de l’homme et les incendies ont, depuis des millénaires, une forte influence sur la structure de cette végétation. L’évolution climacique vers la forêt de chênes verts et pubescents a longtemps été stoppée à un stade de ligneux bas.

Localement, une forte pression de pâturage et/ou une grande fréquence des incendies, a entraîné un phénomène de régression dans la dynamique de végétation. En effet, le sol, non retenu par des racines, a tendance à être entraîné par le ruissellement lors des fortes pluies automnales et printanières. Les formations végétales régressent donc vers des structures de plus en plus basses, n’ayant pas le temps de reprendre une dynamique de reforestation nécessitant une accumulation progressive de matière organique dans le sol. Le stade ultime de cette évolution régressive est la mise à nue de la roche-mère.

Cependant actuellement, du fait du recul de l’élevage ainsi que de la relative ancienneté des derniers grands incendies sur ces garrigues nord-montpelliéraines, un phénomène de reconquête de la forêt est en cours, au détriment des espaces ouverts.

La végétation a su s'adapter à ce climat chaud est sec en économisant l'eau au maximun.  Les plantes sont dites xérophiles = xéros = sec. Pour limiter l'évaporation de l'eau, certaines ont choisi de recouvrir leurs feuilles avec une face imperméable nommé en botanique "cuticule".

Les feuilles sont d'un vert sombre et sont rigides, revêtues de cuirasse cirée pour l'été comme pour l'hiver, car elles sont toutes persistantes; chênes kermes, filiaires, genêts, genévrier, fragon petit houx, asperge...

L'autre astuce est de réduire ses feuilles comme le romarin, le thym, la lavande, les euphorbes ... D'autres ont simplement éliminé leurs feuilles comme l'aphylliante. Le trèfle étoilé, lui a choisi de se couvrir de poils pour capter la rosée du matin et de renvoyer la lumière. C'est aussi le cas du chêne blanc, des cistes, de la crapaudine romaine.

Les plantes aromatiques s'enveloppent de leurs propres essences placées ainsi dans leur bulle, les rayons du soleil ricoche sur leur nuage parfumé.

Les familles de plantes caractérisant le climat méditérranéen sont les labiées, familles aux essences aromatiques, les fabacées, les euphorbiacées, les cistacées, ainsi que les chênes, fagacées, et cupréssacées, cade, genévrier. On trouve aussi d'autres familles, comme les Astéracées, les Rosacées...

Chêne vert

Le Chêne vert ou l’Yeuse (Quercus ilex) est un arbre à feuillage persistant de la famille des Fagacées présent sous forme de bois clairs et garrigues. Il est parfois appelé Chêne faux houx en allusion à ses feuilles qui ressemblent à celles du Houx. 

Genevrier Cade

Arbre pouvant atteindre 14 mètres, mais dont les dimensions sont en général beaucoup plus modestes (1 à 2 mètres, parfois moins). Écorce grise ou rougeâtre, plutôt rugueuse. Feuillage persistant se présentant sous forme d'aiguilles. Ces aiguilles, à pointe fine et piquante, sont disposées en verticilles de 3 sur 6 rangs. Leur face supérieure porte deux bandes blanches, ce qui permet de faire la distinction avec le genevrier commun (aiguilles à une seule bande blanche).

Série du chêne vert : occupe la plus grande partie de l'étage. Le chêne vert est indifférent à la nature du sol. La dégradation de la forêt de chênes verts donne :


PELOUSE
Brachypodium ramosum, Iris pumila, Asphodelus cerasifer, Aphyllanthes monspeliensis, Muscari comosum.

GARRIGUE BASSE
Thymus vulgaris, Euphorbia nicæensis, Muscari racemosum, Ophrys lutea, Serapias neglecta, Phlomis lychnitis, Lithospermum fruticosum.

GARRIGUE HAUTE
Quercus ilex, le chêne vert, Quercus coccifera, le chêne kermès, Juniperus oxycedrus, Juniperus phoenicea, Juniperus communis
, Cistus albidus, Genista scorpius, Euphorbia characias, Rosmarinus officinalis, Lavandula latifolia (=L. spica), Jasminum fruticans, Convolvulus cantabricus, Lonicera implexa.

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